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10 août 2019 6 10 /08 /août /2019 10:16
Les colos ont dû changer de rythme pour faire à la montée d'exigence / Photo DDM

Les colos ont dû changer de rythme pour faire à la montée d'exigence / Photo DDM

Mis à jour le 08/08/2019 à 08:01  | La Dépêche du Midi |  Dossier réalisé par Carla Bernin
Colonies de vacances : se spécialiser pour survivre !
Finies les colos à la papa, où l'on se met en rang pour aller au réfectoire, où les matinées sont réservées aux jeux extérieurs, les soirées aux veillées. Les colos ont dû changer de rythme pour faire à la montée d'exigence des parents et la concurrence des centres aérés.
«Les jolies colonies de vacances, merci maman, merci papa. Tous les ans, je voudrais que ça r'commence You kaïdi aïdi aïda» Qu'il était beau et tellement vrai ce refrain chanté gaiement par Pierre Perret. 
Pour certains ce fut Bagnères-de-Bigorre, pour d'autres Biscarrosse… Jusqu'à ce que les habitudes changent et que des centres de loisirs poussent ici et là. Qui plus est les parents favorisant de plus en plus des séjours éloignés du domicile familial ou à l'étranger, les séjours en régions peinent à conquérir les habitants des alentours. Pour des budgets allant entre 250 et 1 300 €, la demande devient de plus en plus exigeante et pour continuer à exister les colonies doivent se spécialiser. Elles doivent maintenant se vendre comme des expériences à part entière en plus d'être des voyages d'émancipation loin de chez papa et maman, d'autant que les centres aérés proposent déjà des mini-camps de quelques jours à moindres frais dans la région,.

315 séjours en colonie cet été en Ariège, une colonie sur quatre contrôlée / Photo DDM

315 séjours en colonie cet été en Ariège, une colonie sur quatre contrôlée / Photo DDM

Se spécialiser, une nécessité
Les sites proposent de plus en plus des voyages à l'international permettant aux enfants de perfectionner une deuxième langue ou de découvrir une autre culture. Des thématiques différentes et variées allant de la glisse urbaine à la découverte de l'audiovisuel sont proposées à travers des voyages qui s'apparentent plus à des formations spécialisées pour les jeunes qu'à de simples vacances d'été. Les vacances devant elles aussi servir directement à quelque chose et joindre l'utile à l'agréable… 
Pour rivaliser avec le catalogue toujours plus large de séjours et faire vivre les colonies dans la région, l'ADVE (Association organisatrice de colonie de vacances et séjours sportifs pour enfants et adolescents en Nouvelle-Aquitaine et en Péninsule ibérique) et la direction départementale de la jeunesse et des sports, outre la mise en place d'appels à projets à l'initiative de la jeunesse, s'activent pour organiser des séjours de plus en plus attractifs afin de faire oublier la proximité géographique des camps et répondre à une demande grandissante de camp à thème.

Figeac. La Fédération Partir fait le bonheur des enfants tout l'été / Photo DDM, M.C.

Figeac. La Fédération Partir fait le bonheur des enfants tout l'été / Photo DDM, M.C.

Constat régional
Jean-Claude Seyrit, membre de la DDCSPP (Direction Départementale de la Cohésion sociale et de la Protection des Populations) à Agen et ancien directeur du centre de loisirs de Marmande, explique que le rôle de la direction départementale est un rôle de soutien et de contrôle. Le département propose ainsi des formations régulières, spécialisées et non obligatoires pour former le personnel tout au long de l'année et faire vivre le métier et l'accueil de la jeunesse dans la région, ainsi que des aides pour l'obtention des diplômes d'animateurs ou de directeurs qui sont dispensés par des organismes habilités par l'Etat comme la Ligue de l'enseignement ou l'UFCV. 
Selon Jean-Claude Seyrit, qui baigne dans le secteur depuis tout petit, tous les organisateurs de colonies ressentent cette tendance et connaissent une pression économique, les obligeant à se montrer de plus en plus attractifs. La durée des colonies s'est réduite, s'étalant seulement de 5 jours à 1 semaine au lieu des 2 à 3 semaines d'il y a encore quelques années. Les coûts salariaux ont augmenté avec la création d'une convention collective dans les années 1980 pour les animateurs, de plus la spécialisation thématique croissante des séjours demande l'intervention de personnels qualifiés qui comporte un coût, cette addition augmente le coût du séjour et en réduit donc sa durée.
Montée de l'exigence des parents vis-à-vis de budgets de plus serrés pour leurs vacances et évolution des attentes des enfants pour leurs vacances, les colonies de vacances doivent se montrer de plus en plus compétitives et accessibles à toutes les bourses pour attirer les enfants.

Enfants du centre de vacances de l'Anse du Lac, à Pont-de-Salars (12) / Photo DDM

Enfants du centre de vacances de l'Anse du Lac, à Pont-de-Salars (12) / Photo DDM

«Les familles intéressées par des thématiques poussées»
Nathalie, membre des relations familles de l'ADVE (1) ne sait plus ou donner de la tête. C'est le moment crucial, celui des départs et arrivées. Compter, recompter, recevoir les parents… Ici pas de place pour le hasard.
Les parents ont tendance à favoriser les centres aérés aux colonies… Est-ce que vos centres en Lot-et-Garonne accueillent beaucoup de Lot-et-Garonnais ?
Il y a deux façons d'appréhender cet effet. D'une part, la raison principale pour laquelle les parents envoient leurs enfants en colonie c'est pour une question d'organisation. Les parents ont besoin que leurs enfants soient gardés pendant qu'ils travaillent. En fonction du public et de l'âge les questions de distances et de durée des séjours évoluent. Les séjours de courte durée dans la région sont plus favorisés pour les 6-12 ans, alors que les voyages en France entière ou à l'étranger sont organisés pour les adolescents. La proximité permet de rassurer les parents, il n'y a pas de questions de transport, et si ça se passe mal ils peuvent venir à tout moment chercher leurs enfants. Les enfants lot-et-garonnais qu'on accueille font donc souvent partie de cette tranche d'âge des plus jeunes.

Canicule : les centres de loisirs et les colos du Lot s'adaptent / Photo DDM, Marc Salvet

Canicule : les centres de loisirs et les colos du Lot s'adaptent / Photo DDM, Marc Salvet

Au niveau national les séjours sont tournés vers la spécialisation et la thématisation. Est-ce que c'est une manière de concurrencer les centres aérés ?
Nous sommes une association dont le siège est en Dordogne à Bergerac, mais quand on parle de volume, les enfants viennent de partout en France. On accueille 2000 enfants chaque année. La spécialisation a bien évidemment des raisons économiques mais c'est aussi une demande express des parents. Les familles sont intéressées par des thématiques poussées. Depuis quelques années on peut voir de plus en plus de séjours à la découverte de l'informatique, de l'audiovisuel, de pilotage de drone ou encore dans des milieux artistiques bien précis. Les parents comme les enfants choisissent le thème plus que la région. La multi-activité est favorisée plus pour des fratries, où il est plus facile de caser plusieurs membres de la famille de sexes ou d'âges différents.
Ces séjours ont un coup, organisez-vous des programmes solidaires au sein de l'ADVE ?
Oui, l'ADVE est partenaire du Secours populaire avec une organisation qui s'appelle ColoSolidaire. Nous accueillons 40 enfants chaque année dans des séjours de mêmes qualités avec des prix préférentiels.
ADVE : Association organisatrice de colonie de vacances et séjours sportifs pour enfants et adolescents en Nouvelle Aquitaine et en péninsule ibérique).
 

Paléontologues d'un jour à Montréal-du-Gers / Photo DDM, Nedir Debbiche

Paléontologues d'un jour à Montréal-du-Gers / Photo DDM, Nedir Debbiche

Les colonies dans la région*
On compte les camps sportifs comme celui organisé par Le Centre omnisports du Temple-sur-Lot, mini-camp de 5 jours spécialisé en aviron pour les 8-12 ans, ou encore ceux de Villeréal et Miramont-de-Guyenne respectivement spécialisés dans le tennis, l'équitation et le basket. Certains misent plutôt sur des activités artistiques comme le camp hip-hop du Temple-sur-Lot pour les adolescents de 13 à 16 ans. 
Les thématiques subissent toutes les mêmes tendances, après le sport et les arts ou encore le renforcement scolaire, le retour à la nature est à la mode avec par exemple, le camp de l'American Village du Saut-du-Loup à Miramont-de-Guyenne, qui propose un séjour écolo dans un camp dit «vert», dans lequel les jeunes colons peuvent suivre des activités en lien avec la nature à travers une sensibilisation aux problèmes et à la conscience écologique. 
Contrairement aux camps qui misent sur une spécialisation pour attirer parents et enfants, d'autres aux contraires tentent de proposer des activités plurielles, pour se présenter les plus complets possible. A Bourgougnague, l'ADVE propose un séjour multi-activité où les enfants peuvent s'initier à la pratique du sabre laser, à la pâtisserie comme à la danse de salon. C'est le cas également du centre aéré de Sainte-Livrade qui accueille chaque année des colonies de vacances envoyées par Vita colo, organisation lyonnaise dont les colonies vont de l'initiation à l'audiovisuel, au handball jusqu'à l'écriture musicale.

* Lot et Garonne

Vacances : deux Français sur trois ont déjà renoncé par manque d'argent / Photo DDM

Vacances : deux Français sur trois ont déjà renoncé par manque d'argent / Photo DDM

Les oubliés des vacances
Pour les plus petites bourses des organismes proposent des offres particulières comme la CAF avec son opération Vacaf qui permet aux familles et aux enfants de partir à moindre coût. Le Secours Populaire organise dans le même but le 21 août la «Journée des oubliés des vacances». Les fédérations du 33, 46, 40, 47 et du 32 participeront à cet événement qui réunira 2000 personnes environ. 
Les enfants accompagnés pour une partie par leurs familles et pour l'autre par des encadrants du Secours Populaire seront invités à passer la journée au parc d'attractions Walibi ainsi qu'au récent Aqualand, nouveau parc aquatique qui jouxte le parc à la mascotte orange. Les parcs resteront ouverts au public durant la journée et un stand d'information du Secours populaire sera présent à l'entrée du parc pour accueillir et renseigner.

Les activités proposées sont calquées sur les tendances. / Photo C.Diais

Les activités proposées sont calquées sur les tendances. / Photo C.Diais

Publié le 05/06/2019 à 08:17  | La Dépêche du Midi | 
Les colonies de vacances s'offrent un coup de jeune
Dans la région, les colonies de vacances font peau neuve. Adieu les dortoirs immenses et un peu vieillots, les camps de vacances se mettent à la mode pour attirer encore plus de jeunes.
Adieu les dortoirs immenses, les ateliers de confection de colliers de pâtes, les colonies de vacances se mettent au goût du jour. VTT, kitesurf, minimoto ou encore camp de plein air avec fabrication de cabanes dans les arbres : dans la région Occitanie, les colonies de vacances se mettent au pas des envies des jeunes afin de séduire les enfants comme les parents. L'antenne régionale de l'Union nationale des associations de tourisme et de plein air (Unat) œuvre afin de promouvoir ce coup de jeune donné aux camps de vacances. 
«Beaucoup de personnes, âgées de plus de 65 ans, ont une image obsolète de ce que sont les colonies de vacances», souligne Laurent Orlay, délégué régional UNAT Occitanie. Résultat de cette image d'Épinal : une baisse de fréquentation dans ce secteur. Sur les 13 départements que comporte la région Occitanie, il existe entre 60 et 70 centres de vacances. «Cela représente 8 000 lits», précise le délégué régional. Montagne ou mer, les parents comme les enfants n'ont plus qu'à choisir entre des camps sur des thématiques sportives ou plus créatives.

Centres de loisirs : Tellement d'aventures à vivre ! / Photo DDM, R. Lille

Centres de loisirs : Tellement d'aventures à vivre ! / Photo DDM, R. Lille

«La continuité de l'école»
En 2017, dans la région Occitanie, 140 000 enfants ont fait leurs paquetages afin de participer à une colonie de vacances. «Les camps permettent aux enfants de développer de nombreuses capacités comme l'autonomie. L'esprit de groupe, la mixité, la socialisation sont des éléments transmis lors de ces séjours. Ces colonies assurent également une continuité de ce que les enfants apprennent à l'école», souligne Georges Glandieres, président de l'Unat Occitanie.
Les organisateurs mettent aussi l'accent sur les enjeux pédagogiques de ces séjours. «Les questions environnementales, le respect de la nature, le bien manger, les séjours sont orientés sur les questions d'aujourd'hui», ajoute Laurent Orlay. Depuis bientôt trois ans, les colonies de vacances en mode aventurier ont le vent en poupe.
Au-delà de cet aspect, les colos permettent également de faire découvrir la région et de se l'approprier. En plus de cette carte touristique, les camps de vacances assurent une vie économique à la commune où ils sont implantés. Tous ces avantages permettent en plus le développement de l'activité touristique en Occitanie. Cette dernière veut faire partie des dix destinations les plus attractives d'Europe.

Juillet : vacances bien animées au centre de loisirs (Fonsorbes) / Photo DDM

Juillet : vacances bien animées au centre de loisirs (Fonsorbes) / Photo DDM

«Premier départ»
L'opération «premier départ» existe depuis 1996. Elle est soutenue par le conseil régional, les 13 caisses d'allocations familiales de la Région ainsi que les quatre mutualités sociales agricoles. Les enfants peuvent partir en colonies de vacances pour 65 euros par enfant et par séjour que ce soit pour des camps kitesurf ou rafting. Depuis l'existence de «premier départ», 44 000 enfants ont pu partir en vacances. Pour la plupart, ce sont les premières de leurs vies. Les familles intéressées peuvent s'adresser à la Caf de leur département ou leur MSA. Pour cet été, il reste encore des places.

La fête à l'île aux enfants (Noé) / Photo DDM

La fête à l'île aux enfants (Noé) / Photo DDM

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